« ROUGE » – création 2014


Du 23 au 28 juin 2014

 

En résidence au Grand R à la Roche sur Yon (85)

 

La couleur rouge est visuellement éclipsée, elle n’apparaît ni dans les éléments scénographiques, ni dans les costumes, ni dans les lumières. Le spectacle est en noir et blanc, mais le rouge est omnipotent, de part les états de corps, la chorégraphie, l’émotion, ce qui est vu et ressenti.

Couleur ambigüe, elle joue sur les paradoxes et anime des sentiments intenses et passionnels en totale contradiction : amour/colère, sensualité/sexualité, courage/danger, ardeur/interdiction… Que les passions qu’elle provoque soient bénéfiques ou néfastes, cette couleur ne laisse donc pas indifférent et c’est là toute sa force.

Le rouge est véritablement l’état global du spectacle. Si la pièce chorégraphique n’était pas « rouge », tout serait alors différent. « Pas à pas, sur le chemin du souvenir, je reviens vers la ville où nos vies se sont mêlées et défaites. La ville dont nous étions la flore, la ville qui jeta en nous des conflits qui étaient les siens et que nous imaginions être les nôtres, bien-aimée Alexandrie » (Lawrence Durell, Le Quator d’Alexandrie).

Dans la majorité des images choisies pour évoquer le rouge, la structure du triangle apparaît comme une évidence. Le triangle se retrouve dans la structure de la composition chorégraphique, dans la musique avec l’utilisation du ternaire, ou encore dans la scénographie en exploitant des angles. Le triangle peut être autant le symbole du déséquilibre que de la puissance. Il évoque également la polarité féminine ou masculine .